les carnets d'Eros

27 avril 2012

saynète érotique n° 26

Le matin, face à la mer

 

Ce matin, la mer et le ciel sont beaux. Le temps et calme. Un oiseau chante. La fenêtre est ouverte.

 

Dans le lit, nos regards se sont croisés.

Souvent le matin, je la regarde dormir ou se réveiller. Elle est belle endormie.

Je pose ma main sur son ventre.

-   Je peux t’accueillir.

Je sais qu’elle n’est pas du matin. Pour rien, pas que pour l’amour, ou le sexe. Elle n'est du matin pour rien de rien !

-   Je peux t’accueillir.

 

Hier au soir en sortant de la douche, elle m’avait pris dans sa bouche en disant, Tient, ça fait longtemps !

 

Ce matin, je me souviens de ces mots et je lui dis : Moi aussi ça fait longtemps. Elle a compris immédiatement. Et a ouvert ses cuisses chaudes, douce de la belle douceur de la nuit.

 

Ma langue a longuement couru  sur sa fente souple et tropicale. Fouillant les chairs, et les dentelles cramoisies, suçant et aspirant. Effleurant l'intérieurs des cavernes humides. Doucement, pour que l’instant soit beau, relaxant. Pour que le plaisir soit celui du corps et de l’esprit. Pour qu’il puisse partir là où elle ne m’emmène pas.

Elle m’a accueilli ensuite. Et nous avons fait l’amour avec la lenteur qui convient aux corps qui se réveillent.

 

Je ne l’ai pas emmené au septième ciel. C’est le matin.

Mais nous ne réduisons pas la sexualité à une sorte de compétition où l’orgasme est le seul et unique objectif. Nous ne succombons pas à la dictature de l’orgasme comme seule fin de la rencontre de nos sexes.

Et je refuse de céder aux fanfaronnades des mâles prétentieux qui se vantent à l'infini d'improbables exploits.

 

Après, elle est restée ouverte et j'ai regardé son sexe puis son visage. Elle était belle et lumineuse.

Elle m’a dis merci.

 

Face  à la mer. Avril 2012.

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23 avril 2012

Converse suite

En ce lendemain d'élection je vous propose la suite de Converse qui avance lentement et de loin en loin ! Le fait que j'ai placé l'image à GAUCHE n'est pas bien sûr pas innocent ! Cette fois le papier journal est collé et j'ai placé, entre la chaussure et le dessous de la cuisse et le sexe une mini bout de journal qui fait beaucoup de différence par rapport au post précédent.

ConverseWeb2

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19 avril 2012

Du bon usage de la présentation.

-       Se présenter en tenue d’Adam n’est pas chose aisé. Surtout lorsqu’on exerce un métier public.

-       Se mettre à nu ? Par les mots passe encore, mais en photo mon bon monsieur, vous n’y pensez pas, vous perdez le sens commun !

-       C’est que je pensais faire un portrait haut en couleur de moi-même

-       Vous qui êtes si terne dans la vie !

Corto en couleur

-       Un portrait en pied, avec ma palette et mes pinceaux

-       En tenue d’Adam avec les attributs de votre métier de saltimbanque? La peinture et l'illustration !

-       Mes attributs tout court !

-       Ils sont courts ? Vous devriez avoir honte de les exhiber alors ! Ne craigniez-vous pas les commentaires moqueurs, les sourires en coin ?

-       Non ce n’est pas ce que je voulais dire, la nature m’a ainsi fait et je ne vois en quoi je devrais avoir honte. Et puis il y a belle lurette que je ne me pose pas de questions sur la longueur, l’épaisseur et la largeur de mes attributs. Cela fait un certain temps que nous vivons de concert et, ma foi, personne n’a à se plaindre des services à l’autre rendus !

-       Cacherez-vous vos poils derrière ceux de vos pinceaux ?

-       Non, je cacherai mon visage, car mes attributs sont, sommes toutes, assez anonymes et l’on ne saurai me reconnaître à travers l’exhibition de mon pénis !

-       Vous cacherez votre visage plutôt que votre sexe alors ? Autrement dit vous montrerez votre intimité et cacherez votre faciès ?

-       C’est exactement cela !

-       Je ne vous savais pas exhibitionniste

-       Je ne le suis point, j’aime être nu.

-       Vous aimez vous montrer

-       Certes ! Mais je choisis mes endroits !

-       Alors soit ! j’irai voir votre corps et vous dirai ce qu’il m’inspire

-       Je ne vous savais pas voyeuse !

-       Je ne le suis point, j’aime le corps.

-       Vous aimez voir,

-       Certes ! mais moi aussi je choisi mes endroits !

 

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13 avril 2012

saynète érotique n° 25

L’Allemande

 

Pour moi c’est très important si … s’il y a de l’harmonie entre les gens.

Ça aussi : j’ai jamais pleuré devant un garçon.

Plus tard : C’est toujours moi qui part  la première !

 

On parlait jazz, politique. Parfois le silence suffisait. On faisait l’amour et l’on rêvait. Je l’ai caressé, elle était nue dans un champ de luzerne.

 

Une nuit, je l’ai léchée jusqu’à son plaisir. Elle eut bien du mal à étouffer ces cris de plaisir. Nous étions une demi-douzaine, filles et garçons à dormir dans cette chambre commune.

 

Un jour elle est sortie nue de la salle de bain. Elle s’est agenouillée sur le lit : Encule-moi. Prends moi comme ça, sans rien. Encule-moi, défonce-moi.

Je l’ai prise assez durement en lui donnant des claques sur les fesses : Oh putain, encore, c’est pas vrai, fais-moi mal, vas y encore, frappe, frappe.

Quand je me suis retiré, son cul était tout marqué par les traces des coups infligés. Et il y avait quelques traces de sang sur mon sexe et sur sa rondelle sombre.

(…)

Après l’harmonie, et la folie des corps, il y a eu le mépris. Le sien.

Mais c’est elle qui a pleuré.

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04 avril 2012

De la sexualité des adolescents.

Agitation en classe. Anatole se planque derrière Charles. Je crois (fou que je suis !) qu’il prend la leçon. Celle-ci se termine exactement une minute avant la sonnerie qui signale l’issue de ce cour.

Quand je dis : vous pouvez ranger vos affaires les garçons de la classe se précipitent vers Anatole et il règne une grande agitation qui ne me plaît guère et que je soupçonne (prof que je suis !) être basée sur un truc pas très sain. Je pense à des blagues obscènes ou des insultes sur mes collègues.

Agitation quand j’arrive, on range précipitamment des documents. J’en saisis un au passage. Anatole se décompose. Me supplie quasiment de lui rendre la feuille quadrillée, de ne la montrer à personne (alors que tous les garçons de la classe en ont profité).

Je l’envoie bouler et je range le doc dans ma pochette.

 

Arrivée à la maison, je regarde.

 

Cinq garçons de la classe sont représentés nus en train de se branler. Le sexe bien raide. Ils sont identifiés par leurs prénoms écrit en rouge en dessous de chaque personnage.

A leurs pieds deux des filles de la classe. Les plus jolies. Vraiment très jolies même. Une en particulier qui dégage déjà quelque chose de sensuel, inconsciemment sans doute car ni l’une ni l’autre ne sont ce qu’on appelle des allumeuses. Je n’aime pas ce mot, (que veut-il dire au juste ?) mais il a le mérite de bien décrire le genre de fille que ne sont pas Constance et Clémence représentées nues elles aussi.

 

Chacun des personnages exprime une idée hautement philosophique :

 

-         Léon : J’lui fais le cul (il regarde avidement Clémence, la sensuelle, qui est pourtant représentée en position du missionnaire mais enchaînée par les bras, cuisses ouvertes, on la voit de profil).

-         Kévin : Moi, je lui vomis dessus (il regarde lui aussi Clémence)

-         Nikos (il est handicapé) : c’est la première fois que je vois une fille nue.

-         Cristobald : moi, je me branle sur Léon. ( ?)

-         Charles (c’est le plus petit de la classe) : MERDE, je peux rien faire avec mon petit sex. (sic)

-         Clémence : baiser-moi comme une grosse salope (sic)

-         Constance (représentée à quatre pattes,  dans une position invitant à la sodomie et enchaînée par les pieds : Ils vont me casser le cu AIE. (sic)

  1. La trame de fond : des films pornos de bas étages. Gang bang, scène de douche de sperme ou dix types se branlent sur le visage d’une fille.
  2. L’image de la femme. Désastreuse, humiliée, offerte, bonne à baiser et à qui on ne demande rien. Deux objets. Clémence réclame du sexe et s’insulte elle-même. Constance à peur de la douleur, mais semble en demander quand même. Fantasme de domination et/ou de rencontrer une fille facile avec laquelle assumer tous les fantasmes.
  3. Il y a bien aussi un fantasme homosexuel.
  4. Fantasme du mépris (lui vomir dessus)
  5. … et un fantasme de la 1ere fois (de l’innocence ?). Sans doute aussi le dessinateur se voit-il au-dessus de ces compagnons. Lui, il a déjà vu une fille nue. Mais peut-être uniquement sur Internet (mais peut-être non, car il est beau gosse). Mais peut-être rêve-t-il secrètement de Constance et/ou de Clémence ? En ce cas, il lui faudra trouver le moyen d’exprimer plus humainement son attirance ! Bon mais après tout elles ne l'attirent que sexuellement ?
  6. La position des personnages les uns par rapport aux autres : les garçons sont très loin de Clem et Constance. Comme si, bien qu’étant entravées, offertes et sans défense, elles les effrayaient. Se sont encore elles qui ont le pouvoir finalement. Eux préfèrent la branlette plutôt que d’affronter ces corps dont sans doute, ils ne sauraient que faire. Mais je gage que d’un point de vue affectif ou psychologique, ils ne sauraient pas mieux s’y prendre. Au final, ils choisissent de regarder et de ne pas affronter (ou dois-je dire de ne pas se confronter à) des sujets (j’emploie le mot à dessein) pourtant enchaînés.

 

Finalement c’est une triste image de la sexualité adolescente que nous donne le dessin d’Anatole.

Je ne suis pas choqué. En tenant un blog pareil il serait singulier que je le sois ! Mais je m’interroge sur :

  1. L'image de la femme transformée en objet sexuel en même temps qu’en un être effrayant qui inspire la peur. Ce qui au final permet d’en faire ce qu’on en veut.  Ils connaissent donc si peu les femmes nos ados ? On en est toujours là ?
  2. La peur que leur inspire une sexualité vraie, vécue avec des êtres de chair et de sang. Ils préfèrent se masturber plutôt que de découvrir qui sont les filles. Ils renoncent à les aborder, à leur parler. Ils ne veulent rencontrer ni l’être pensant, ni l’être affectif et pas même l’être sexué. J’ai presque envie d’écrire pas même envie de rencontrer leurs sexes ! 
  3. La peur (ce qui peut se comprendre, cet autre si proche et si différent) :
    1. d’être homo
    2. d’avoir un sexe trop petit
    3. de ne pas savoir quoi faire. 
  4. Leur manque de courage. Ils renoncent à les connaître en renonçant à s’approcher. Le seul acte sexuel mentionné c’est « lui faire le cul ». Par derrière donc. On n’affronte pas les yeux dans les yeux cet être effrayant !
  5. Le manque de communication. Tous les personnages sont refermés sur eux-mêmes et fonctionnent sur le mode du monologue intérieur. Seule Clémence finalement s’adresse à tout le monde ce qui est une autre manière de ne s’adresser à personne.
  6. Leur passivité. Les mecs regardent les filles nues et offertes en s’adonnant au plaisir solitaire tout comme ils pourraient le faire devant un écran. L’espace très marqué qu’il y a entre les filles (dessinées en bas) et les garçons (en haut, en position de dominants) joue en quelque sorte le rôle de l’écran qu’ils doivent fréquenter assidûment (j’imagine).

 

C’est juste une image de la sexualité adolescente moderne. Moderne ? Boaf ! Plutôt un témoignage de leur profonde ignorance. Et que peu de choses ont changées.

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16 mars 2012

Converse

converse3IVoici l'état d'avancement d'une oeuvre qui n'est certes pas terminé. Erotique, à n'en pas douter. Délicate sans doute. Osée certainement, mais il est beau de constater que ce que vous offre certaines femmes tient parfois de l'audace miraculeuse !

converse4I

A Ninon,  Muse  délectable !

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24 février 2012

saynète érotique n° 24

Deux femmes

 

Elle va nue au pied de la falaise, saute d’un rocher à l’autre, manque tomber. Une main l’aide à se rétablir.

Regards envoûtants, bouche charnelle. Malaise, Désir.

     - Je suis Jeanne

 Proximité, les seins se frôlent, souffle court rivées l’une à l’autre, effleurement.

Brève étreinte. Baisers, les mains parcourent la chaleur moite des corps.

Elle doit partir, escalader le rocher, retrouver sa vie, les autres, là-bas. Elle prends appui sur le rocher, écarte les jambes pour prendre élan et ouvre son sexe rubis, couleur envies. Le doigt de Jeanne s’égare.

Dans un gémissement :

     - Sophie, je suis Sophie

 Caresses.

 Puis Sophie s’en retourne par où elle est venue.


leurlonguescourbes copie

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14 février 2012

Le bijou

le-bijou

Le bijou est celui de Ninon que je remercie pour son audace et ses dons miraculeux !

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03 février 2012

saynète érotique n° 23

L’écrivaine

 

-      Pourquoi t’écris que des nouvelles extrêmement courtes ?

 

-      La vérité, c'est qu'écrire des textes érotiques me plonge dans un état de transe assez violent. Comprends bien par là que je m'effleure l'entrejambe toutes les deux lignes ! C'est aussi l'une des raison de leur brièveté : au bout d'un moment, je finis par n'en plus pouvoir, par avoir envie de faire plutôt qu’écrire. Passer à l’acte quoi. Alors imagine la difficulté que j'aurais à tenir sur un livre entier ! j’aime le cul, mais je peux pas passer ma vie avec les doigts plongés dans ma chatte à m'exciter le clito !

 

-      Le plaisir c’est ton moteur et ta limite alors ?

 

-      Le moteur c’est le plaisir et la limite c’est le corps et la vie.

 (Merci à Amande qui a inspiré et écrit en partie cette saynète... sans le savoir il est vrai !)

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04 décembre 2011

De l'érotisme de la première croisade

Jusqu’à il y a peu, le programme des classes de seconde comportait un fort intéressant chapitre consacré à « la Méditerranée, carrefour des civilisations ». Il y était question de la Grande bleue comme d’un lieu de rencontre entre civilisations Musulmane, Occidentale et Byzantine auxquelles on pourrait ajouter celle des juifs.

Ce programme étant centré sur le XII° siècle, on y parlait croisades, et de la 1ere d’entre elles en particuliers.

Dans une copie qui évaluait ce chapitre j’ai trouvé, il y a quelques années l’innocente remarque suivante :

 

« … Le premier à pénétrer en Terre Sainte fut Gode froy…. »

 

Lecteur mon ami, je te laisse pleinement apprécier les surprenants résultats de la 1ere croisade (qui est, je le rappelle, un pèlerinage en arme. Un acte religieux donc) tels que les conçoit Mlle. C. Mon élève.

J’espère simplement que « de Bouillon », s’il a pénétré quoique se soit, l’a fait avec autre chose qu’un gode froy, au risque de laisser sa partenaire de marbre.

 

Pour être honnête, l’auteur de ce calembour avait écrit le nom en entier « Gode froy de Bouillon ». Mais mon esprit qui s’aventure sur les terroirs d’Eros pour un rien, a fait un arrêt, un blocage même, avant de lire le nom complet !

J’ajoute enfin que la jeune femme qui a écrit cela, quoiqu’en classe de seconde, était déjà fort bien faite de sa personne et avait la réputation, entretenue par elle-même, d’une fille aimant la gaudriole et n’ayant pas froid aux yeux. Avait-elle pour autant le feu aux fesses ?

 

Je vous souhaite une bonne journée, nous vivons une époque formidable.

 

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